journee_ocean_peche_durable_environnement

La pêche durable…pour des océans en santé!

 

Bonjour chère communauté du Silo!

Mercredi prochain, 8 juin, sera la Journée Mondiale des océans. Pour souligner cette journée, découvrez-en plus sur la pêche durable, un petit geste qui aide à protéger nos océans…les poumons de la Terre!

C’est quoi le problème?

On observe trois problèmes majeurs qui mettent la santé des écosystèmes marins, et parallèlement de nos océans, en danger…les voici :

1 ) La surpêche

On estime que 90% des gros poissons prédateurs (thon, requins, espadon, etc.) ont disparu depuis l’industrialisation de la pêche. Nous pêchons donc le dernier 10% de ces espèces. 10% seulement! De plus, une récente étude scientifique prédit que si nous continuons comme ça, il n’y aura plus de poissons pour la pêche commerciale d’ici 2048! Ça peut paraître loin, mais, si on fait le calcul vite vite, ce n’est que dans 32 ans…Ce n’est pas étonnant après tout : les espèces marines ne peuvent simplement pas se reproduire assez vite pour fournir à la demande!

2 ) Les prises accidentelles 

Saviez-vous qu’autant que 40% de ce qui est pêché par les bateaux peche durable prise accidentelle ocean biodiversite ecosystemede pêche commerciale sont en fait des prises accidentelles? Ces prises accidentelles peuvent être des espèces non-vendables, des poissons immatures et même des espèces en voie de disparition (par exemple, tortues, dauphins et certains oiseaux). Malheureusement, la majorité des animaux qui sont capturés par accident et retournés à l’eau ne survivent pas

3 ) Les dommages à l’habitat 

Certaines pratiques agroalimentaires ont des impacts très négatifs sur l’écosystème marin. Par exemple, la coupe d’une centaine de milliers de palétuviers côtiers pour l’aménagement d’étangs d’élevage de crevettes a détruit plus que la moitié des forêts de palétuviers de la planète entière. Et les palétuviers ne sont pas la seule espèce végétale à se faire sacrifier au dépend de la pêche ou de l’agriculture commerciale, loin de là!

Les principes de la pêche durable

En gros, la pêche durable se veut de répondre aux besoins d’aujourd’hui, tout en préservant les océans pour demain. Ceci implique, entre autres, que la pêche durable :

  • Ne cible pas les espèces en voie de disparition;
  • Considère l’ensemble de l’environnement et des écosystèmes;
  • Respecte les avis scientifique (quantités de poisson à pêcher, durée de la saison, etc.);
  • Élimine les prises accidentelles en utilisant des méthodes de pêche sélectives;
  • Assure une traçabilité complète depuis la zone de capture jusqu’au point de vente.

Aquaculture ou pêche sauvage?

Le poisson que vous achetez à l’épicerie ou à la poissonnerie provient soit de l’aquaculture ou de la pêche sauvage (en mer). Malheureusement pour les consommateurs, il n’y a pas une méthode meilleure que l’autre; puisqu’il y a du bon et du mauvais dans les deux méthodes, il faut rester vigilant! Par exemple, en aquaculture, les systèmes fermés (sur terre ferme) sont à préférer aux systèmes ouverts (enclos situés dans l’océan proche des côtes), puisque ces derniers infectent les océans en libérant plusieurs produits contaminants (matières fécales, nourriture, parasite, pesticide, antibiotique, etc.) directement dans l’eau. Dans le milieu de la pêche sauvage, il faut faire attention au marché noir; d’ailleurs, le quart de la pêche mondiale de poisson sauvage serait faite de façon illégale! De plus, que ce soit en aquaculture ou en pêche sauvage, une même espèce peut être un choix durable ou à éviter selon sa provenance; ça dépend de la rigueur des contrôles, des politiques en place et de l’économie du pays. Ouf! Pas facile à suivre tout ça, n’est-ce pas?

Biologique et durable…synonymes?

Pas nécessairement! De façon générale, on dit que les mots ne sont pas interchangeables. Néanmoins, les pratiques en aquaculture biologique sont sans aucun doute supérieures à celles de la pêche conventionnelle au niveau de la protection de l’environnement. De plus, plusieurs critères exigés par la certification biologique sont très similaires à ceux reconnus par les organismes assurant une pêche durable. Mon conseil : fiez-vous plutôt aux certifications de pêche durable (présentés plus bas) pour éliminer tout doute et être assuré que votre poisson a été pêché de façon durable et non-dommageable pour l’environnement.

Qu’est-ce qu’on peut faire concrètement?

Osez poser des questions! Que ce soit à la poissonnerie du coin ou celle à votre épicerie, habituez-vous à poser ces trois questions : le poisson vient de quelle région? A-t-il été pêché ou cultivé? Comment a-t-il été pêché? Oui, il est vrai que le poissonnier peut mentir ou se tromper. D’ailleurs, vous vous rappelez d’une enquête effectuée par des journalistes du Journal de Montréal en 2013, durant laquelle plusieurs poissons achetés au restaurant ou dans une poissonnerie avaient été testés afin de déterminer si l’espèce vendue était bien celle annoncée? Les résultats : dans 47% des cas, les journalistes n’avaient pas obtenu l’espèce commandée! Malgré ces résultats démoralisants, il ne faut toutefois pas arrêter de poser des questions, puisque plus les poissonniers et les restaurants se feront poser des questions spécifiques, plus ils seront forcés d’être mieux informés sur les poissons qu’ils vendent et de faire un suivi serré auprès de leur fournisseur.

Outils et applications pour vous simplifier la vie!

Logos à rechercher

Il existe plusieurs logos qui certifient que les pratiques utilisées pour pêcher les produits que l’on achète sont durables. En voici trois auxquelles nous pouvons faire confiance :

aquaculture stewardship council peche durable certification poisson fruit de merAquaculture Stewardship Council (ASC), fondé par WWF (World Wildlife Fund), pour les poissons et fruits de mer issus de l’aquaculture.

 

captures sauvages eau douce mer peche durable marine stewardship councilMarine Stewardship Council (MSC) pour les captures sauvages en eau douce et en mer.

 

Ocean wise peche durable aquarium vancouver canadien

Ocean Wise, programme développé par l’Aquarium de Vancouver.

 

 

Listes à apporter durant les courses

J’ai décidé de vous présenter deux listes (parmi plusieurs) pouvant vous aider à faire des choix plus éclairés lors de vos achats de poissons et de fruits de mer. La première liste, qui s’intitule le Menu Bleu Marin (développé par l’Aquarium de Québec) est un guide de consommation de produits de la mer adapté à la réalité québécoise. Pour la version la plus récente (2015), cliquez ici. Un outil complet et facile à utiliser! La seconde ne concerne pas directement la pêche durable, mais est très liée. Le programme « Fourchette bleue, pour une saine gestion des ressources marines » encourage les restaurants et les poissonneries à offrir des espèces méconnues du Saint-Laurent, dans le but de protéger la biodiversité. En effet, plus la population varie sa consommation de produits marins, plus les espèces en difficulté ont le temps de se reproduire et moindre est le risque qu’elles disparaissent complètement. Cliquez ici pour visionner la liste de 2016…à la découverte!

Applications mobiles

Pour les fervents de la technologie, je vous recommande l’application mobile Seafood Watch, développée par l’Aquarium de la baie de Monterey en Californie. Elle vous permet de découvrir rapidement si le poisson que vous désirez acheter est un « bon choix », une « bonne alternative » ou « à éviter », et ce, partout où vous allez! De plus, cette application reconnaît également les noms japonais des poissons, ce qui peut être très pratique pour les amoureux de sushis. Visitez le lien suivant pour télécharger l’application gratuitement! Ocean Wise possède également une application mobile qui ressemble beaucoup à celle de Seafood Watch. Pour comparer ou télécharger l’application gratuitement, cliquez ici.

Le poisson du Silo!

Pour terminer, un petit mot sur le poisson du Silo, c’est-à-dire les produits de truite arc-en-ciel de la Ferme Piscicole des Bobines. Entreprise familiale qui existe depuis plus de trente ans, elle est la seule entreprise québécoise à transformer directement ses produits à la ferme pour un maximum de fraîcheur. Justement, en parlant de fraîcheur, la Ferme Piscicole des Bobines est située à East Hereford, ici même en Estrie! Soucieux d’offrir des produits de truite arc-en-ciel de qualité qui respectent l’environnement et qui sont issus d’aquaculture durable, nous sommes fiers de vous offrir les délicieux produits de la Ferme Piscicole des Bobines au Silo! Pour en savoir plus sur cette entreprise québécoise, visitez leur site web.

La prochaine fois que vous achetez des produits de la mer, pensez à nos océans et faites un choix éclairé…le futur des écosystèmes et des espèces marines en dépendent!

 

On se dit à la semaine prochaine. Passez une belle journée!

Marie-Christine, nutritionniste du Silo épicerie bio-vrac

Marie-Christine Parent

Marie-Christine Parent

Laisser une réponse

Votre courriel ne sera pas publiéé