Journée de la lenteur

Bonjour chère communauté du Silo!

Dans notre monde d’aujourd’hui où tout va trop vite, il faut s’accorder des moments de lenteur…et quel meilleur moment pour le faire, qu’au moment du repas! En plus, prendre son temps pour manger présente des bienfaits pour la santé; raison de plus pour adopter cette nouvelle manière de savourer son repas!

Être à l’écoute de son corps

Vous l’avez peut-être déjà entendu : les hormones de faim, de rassasiement et de satiété prennent environ 20 minutes après le début du repas pour se rendre au cerveau. C’est-à-dire que si vous engloutissez votre repas en moins de 15 minutes, comme plusieurs d’entre nous faisons, votre corps n’aura même pas manger lentement 20 minutes sentiment satiete cerveau ecoute faimle temps de vous dire que vous avez assez (ou trop) mangé! C’est pourquoi d’ailleurs il est recommandé de prendre au moins 30 minutes pour manger un repas. Ainsi, votre corps sera en mesure de communiquer avec vous qu’il n’est pas nécessaire de se resservir ou, qu’au contraire, le bol de yogourt avec des fruits que vous avez amené pour votre lunch sera nécessaire pour tenir le coup jusqu’au souper.  Bref, il est important d’être à l’écoute de son corps, habitude que nous avons malheureusement perdu au fil du temps…

Savoir reconnaître le sentiment de rassasiement

Maintenant que vous êtes à l’écoute de votre corps, il faut savoir parler son langage! En fait, il n’est pas toujours facile de reconnaître les signaux de rassasiement que notre cerveau nous envoi. Voici donc quelques trucs qui pourront vous aider :

  • La faim est disparue. Cela peut paraître évident, mais il faut savoir reconnaître la « vraie faim », c’est-à-dire celle qui provoque, entre autres, une augmentation de la salive, une sensation de vide, des borborygmes (gargouillements de l’estomac) et une diminution de la concentration. Si ces signaux se présentent encore 30 minutes après le début de votre repas, c’est que vous n’avez probablement pas assez mangé. Par contre, il ne faut pas confondre la « vraie faim » avec des stimuli externes (se faire offrir une deuxième portion par exemple), certaines habitudes (comme finir son assiette pour avoir du dessert) ou la simple gourmandise!
  • Sensation d’avoir plus d’énergie. Le but premier de se nourrir est de fournir l’énergie nécessaire à notre corps pour accomplir les activités de la journée; il est donc logique de ressentir une sensation d’avoir fait le plein d’énergie lorsque notre corps est rassasié. Si on mange trop par contre, on risque de ressentir tout le contraire! Un petit truc : on dit qu’on devrait se sentir capable d’aller courir (on parle d’un jogging léger ici…pas d’un marathon!) une trentaine de minutes après avoir terminé son repas…alors si vous avez de la difficulté à simplement vous lever hors de table, ce n’est pas bon signe!
  • Diminution de l’intérêt envers les aliments. Avez-vous déjà remarqué que les dernières bouchées de votre assiette goûtent rarement aussi bonnes que les premières? C’est peut-être un signe que les dernières bouchées étaient de trop! D’ailleurs, chaque bouchée devrait être aussi délicieuse les unes que les autres.
  • Diminution du rythme auquel on mange. Si vous remarquez que votre repas « rentre moins bien », c’est sûrement parce que votre corps a comblé ses besoins et qu’il est temps d’arrêter de manger.

Manger lentement pour manger moins!

On s’en doutait déjà, mais ce phénomène a été démontré lors d’une recherche américaine effectuée en 2006. À deux occasions, les chercheurs ont invité 30 collégiennes de poids normal à consommer le même repas. Lors de la première visite, les participantes avaient comme directive de manger le plat le plus rapidement possible. À la deuxième visite, on leur a plutôt demandé de manger lentement, en prenant soin de bien mastiquer et de manger lentement moins calories plaisir satieteposer leur ustensile entre chaque bouchée. Dans les deux cas, elles devaient arrêter de manger lorsqu’elles étaient rassasiées. Les résultats : en mangeant lentement, les femmes ont consommé en moyenne 67 calories de moins! Ce chiffre peut paraître insignifiant, mais si vous réduisez votre apport calorique de 67 calories par repas, ça fait quand même 201 calories en moins par jour…et cela, juste en réduisant la cadence à laquelle vous manger! De plus, les femmes ont rapporté avoir eu un plus grand sentiment de satiété à la fin du repas et même une heure après lorsqu’elles ont mangé plus lentement et avoir davantage apprécié leur repas…des bienfaits non négligeables!

Les bienfaits de ralentir

            La première chose que je recommande, c’est simplement de prendre conscience du rythme avec lequel vous mangez. Peut-être avez-vous l’impression de prendre votre temps à table, mais qu’en réalité, vous terminez votre repas en moins de 15 minutes? Si c’est le cas, juste le fait de le réaliser sera le premier pas vers un changement! Un des bienfaits que vous ressentirez probablement si vous prenez le temps de bien mastiquer et de manger calmement sera une meilleure digestion ou, en d’autres mots, moins de ballonnements, gaz, douleurs et baisses d’énergie après le repas. De plus, manger peut devenir un vrai moment de détente, de la méditation presque! Considérez votre repas comme un moment anti-stress que vous vous offrez; mangez en pleine conscience, en s’arrêtant sur les différents goûts, textures et odeurs et en éteignant la télévision, la radio ou toutes autres sources de distraction. repas famille plaisir manger lentement discussion socialMéditation, repas et enfants ne riment pas ensemble vous direz? Je vous l’accorde! Dans ce cas, saisissez l’occasion du repas pour renouer avec une bonne vieille tradition : les repas de famille! En fait, que ce soit avec la famille ou entre amis, prenez le temps de discuter avec vos convives entre chaque bouchée…votre repas sera plus agréable et, sans vraiment vous en rendre compte, vous allez également manger plus lentement!

 

En conclusion, il est évident que le rythme de vie d’aujourd’hui ne nous accorde pas toujours la chance de prendre son temps à table et de bien déguster son repas. L’important, c’est de se conscientiser et de réaliser qu’il y a peut-être place à amélioration, de ralentir la cadence du repas lorsque possible et de ne pas culpabiliser lorsque ça ne l’est pas!

 

C’est l’été! Et qui dit été, dit smoothie! Lisez mon prochain article pour apprendre des trucs pour construire de délicieux smoothies équilibrés. En plus, découvrez la recette du smoothie de la semaine : le smoothie à Nancy, votre épicière de quartier préférée!

 

On se dit à la semaine prochaine. Passez une belle journée!

Marie-Christine, nutritionniste du Silo épicerie bio-vrac

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